Fin avril- début mai, nous sommes allés, Sid et moi même, faire un petit tour en Ukraine pour y réaliser un petit spot publicitaire pour une bière locale. Nous y avons retrouvé Jérôme Robert, chef opérateur émérite dont la réputation n’est plus à faire dans le milieu publicitaire (et aussi dans le cinéma d’ailleurs…).
Le script était était assez dense, il s’agissait de compresser en 45 secondes un petit thriller archéologique, en gros une espèce de bande annonce. Au programme un peu d’action, un musée, un archéologue. Et des références qui font plaisir comme le Da Vinci Code ou Benjamin Gates – je vous rassure, les deux films cités ne font pas partie de mes films favoris hein – sans un budget de blockbuster bien évidemment, mais de quoi travailler sans trop de soucis.
Bref, sans prépa à peine, nous voilà qui débarquons en pays étranger pour travailler avec les gens de Lime Lite Studios. Malgré une préparation raccourcie, nous avons pu faire notre travail dans des conditions tout à fait convenables. Bref une expérience sympa, et rafraîchissante.
Je vous le disais la dernière fois, nous avons eu la chance de signer un nouveau long métrage avec des producteurs qui montent – et qui croient en nous – je veux bien sur parler de 24 25 films. Je me permets d’ailleurs de glisser quelques mots sur leur premier film en tant que producteur délégué, « La Clinique de l’Amour » d’Artus de Penguern dont on avait déjà parlé et que nous avons pu voir en AVP il y a quelques semaines. Bilan, un film surprenant, décalé, et furieusement drôle qui fera parler de lui lors de sa sortie en salle en Juin. Voilà, c’était ma minute corporate mais sincère.
Pour en revenir au titre de cet article, après la signature de notre contrat, nous voilà désormais dans cette mystérieuse période qu’on appelle couramment le « Développement ».
Là ou beaucoup imaginent l’écriture comme un sacerdoce solitaire où le(s) scénaristes part(ent) dans un chalet des Alpes isolé pour accoucher d’un chef d’oeuvre, il y a surtout beaucoup de collaboration et d’échanges – parfois interminables et/ou animés – avec les producteurs ou les chargés de développement.
Le développement et les discussions avec les interlocuteurs c’est souvent la foire à la brocante, on trouve un peu de tout, et pas que du beau. Hier c’était notre première véritable séance d’écriture intensive avec Matthias Weber et Thibault Gast, nos producteurs émérites. Courageux – ou inconscients – ils assurent par eux même le développement des scénarios qu’ils produisent.
Au programme, repenser la structure du scénario en fignolant le traitement conséquent que nous avons écrit pour ce projet. Personnages à revoir, structure à affiner, il y’avait des choses à dire, il y en a toujours. Ce fut fait.
Premier bilan ? Que du bon, précision, clarté. Plaisant de parler avec des gens qui savent ce qu’ils veulent et sont en mesure de l’expliquer dans un français correct. Notre petite expérience de l’écriture nous a parfois confrontés à des gens qui n’avaient aucune idée des contingences de l’écriture et de la narration et pour qui le développement était avant tout une question d’instinct et de phrases lapidaires.
Le développement c’est pourtant la couveuse du bon scénario. Qu’on la règle mal et c’est le drame, nous voilà avec scénario bancal. Attention, je ne dis pas que nous allons pondre un chef d’oeuvre intemporel parce que le développement semble parti sur de bonnes bases mais avec des interlocuteurs aussi bien orientés, ce serait dommage de se planter. Je n’y pense pas une seule seconde.
Et oui. Plusieurs mois ont passé depuis le bilan – pas très joyeux et encore sous le coup de la déception – du mois d’août dernier. Nous avons mis à profit cette période de silence prolongée pour nous activer. Et c’est avec de bonnes nouvelles que nous revenons désormais.
Première chose la sortie du DVD de Derrière les Murs semble plutôt bien se dérouler, des commandes importantes en vue de noël et un nouveau pressage pour pouvoir y répondre. Un bémol, le Bluray, pour des raisons obscures, ne sortira toutefois que le 17 janvier.
Du côté de notre carrière, nous venons de signer un nouveau film avec 24-25 Films, la société de Thibault Gast et Mathias Weber qui vient de produire le deuxième film d’ Artus de Penguern. Un projet moins sombre que Derrière les Murs, un film d’aventure pour enfants dont l’ADN se rapproche beaucoup d’un Goonies pour citer des références. Un joli projet qui nous tient énormément à coeur et qui est désormais signé avec des producteurs ambitieux. Joie.
D’autres projets sont actuellement dans les tuyaux, dont un film que nous sommes en train d’écrire et que nous aimerions produire (sans le réaliser) en association avec notre associé de toujours Henri Debeurme. Un tournage est même envisageable l’année prochaine, qui sait. D’autres choses encore sont en train de se conclure dans l’ombre sans qu’on puisse encore en parler pour le moment.
En tout cas, une chose est sûre, après une année 2011 parfois frustrante, l’année 2012 s’annonce sous les meilleurs auspices. On vous en reparle très vite
Gros silence sur ce blog depuis un petit moment, pas de bon augure pour les lecteurs j’imagine… Il était temps de faire le point. Alors oui, le film est sorti. Et il n’a pas marché.
Tout avait plutôt bien commencé, d’abord une jolie campagne d’affichage dans Paris, drôle de joie de voir son nom partout dans le métro et sur les grands boulevards de Paris, quelque chose du quart d’heure de gloire, en gardant quand même en tête à quel point cette courte période a d’éphémère. Dans le même temps Laetitia Casta faisait la tournée des – bons – plateaux télé avec en point d’orgue un passage au journal de 20h de TF1 le dimanche 3 juillet, soit 3 jours avant la sortie effective. Et là, Bim ! Claire Chazal qui cite nos noms. Ladite Claire Chazal qui officie sur l’antenne de TF1 depuis mes 12 ans quoi… Les parents qui m’appellent fiers de leur fiston, les connaissances qui vous « textotent » et, forcément, monte cette sensation vague qui vous dit que C’est arrivé.
Le lundi et le mardi les deux avant première se passent dans une très sympathique ambiance, l’accueil semble bon. Le mardi c’est le climax avec 500 personnes qui se pressent dans la grande salle du ciné cité les halles. Bref tout s’annonçait bien.
Mais non.
Le lundi midi avait une vraie douche froide. 110 salles. Mouais ? Flatteur pourrait on se dire, mais en fait non. Avec seulement 5 salles Paris, et pour l’essentiel des salles hors circuit (pas d’UGC ciné cité, 1 salle MK2 à Gambetta en demi programmation…) et un circuit de salles province qui n’annonçait rien de très bon, le match était déjà joué pour les experts ès distribution. Bref, le mardi soir, alors que le film n’était même pas sorti et que l’avant première commençait, c’était la soupe à la grimace chez tout le monde, « Le film est mort » entends-je même. Ah bon ? Mais déjà les spectateurs sortent de la salle et viennent nous congratuler. Il faut sourire, pour la forme.
Alors on peut disserter à l’infini sur les raisons d’un insuccès, choix de la date, force du distributeur, le non des exploitants, le thème et la qualité du film ? Peu importe à vrai dire, sans doute un peu de tout à la fois, mais le résultat est là : dans ces conditions il aurait été déjà extraordinaire de faire 70 000 entrées. Nous en ferons probablement 3 fois moins, les chiffres n’étant pas définitivement arrêtés.
Forcément pour un réalisateur, c’est un peu difficile à avaler. On se compare aux « autres ». On peste. Allons bon ! On veut présenter son petit dernier à la famille et celle ci ne vient pas ! Angoisse. Questionnement. Où s’est on trompé ? Le petit est si moche que ça ?
La vérité est plus simple, le cinéma est un pari, et on ne gagne pas à tous les coups. Point barre. De bons films ne marchent pas, de mauvais cartonnent. Je ne sais pas si notre film est bon ou mauvais, seule la postérité le dira. Après des centaines de visionnages, il devient difficile d’être objectif. On est forcément conscient de certaines faiblesses, mais quel film n’en a pas ? Combien de chef d’oeuvre pour combien de films « pas mal » ? Notre film n’est certainement pas un chef d’oeuvre. Mais nous en sommes fiers. Parce qu’il a de la gueule, parce que c’est le notre et pas celui du voisin. A quoi bon se torturer après tout.
Il n’a pas marché ? Et alors ?
Alors la meilleure chose à faire maintenant c’est de passer à la suite, de bâtir sur cet acquis formidable qu’est un premier long métrage. Nous avons beaucoup appris de cette expérience longue et passionnante. Mais maintenant il ne sert plus à rien de s’attarder sur le passé.
Et l’avenir c’est beaucoup de projets.
Forcément.
C’est ce pas après tout LA phrase du cinéaste : « Je suis sur pleins de trucs », le tout étant bien évidemment d’aller au bout de l’un de ces innombrables projets. Dans les starting blocks, il y’a de tout et nous verrons bien ce qu’il en ressortira. Evidemment nous vous tiendrons informés de cet avenir encore un peu incertain. En attendant, le film sort le 15 Novembre en Bluray 3D et en DVD. Si le coeur vous en dit…
A propos, Derrière les Murs est sorti en Russie fin juillet. Affiche un peu retouchée pour l’ancrer dans l’horreur, mais bande annonce identique. Résultats des courses : plus de 100 000 entrées, 900 000 $ de recettes. Autant qu’un Largo Winch qui a couté 10 fois plus que notre film. Ah.
Bon et bien il ne nous reste plus qu’à faire une carrière à la Patricia Kaas… Et réviser notre alphabet cyrillique. Avec un peu de persévérance on dînera à la table de Poutine dans 2-3 ans.
On avait parlé du 15 mai, ce fut finalement le 13 que la bande annonce fut mise en ligne chez nos amis d’Allociné. Fruit de multiples compromis entre les différents intervenants, une bande annonce est pourtant LE moyen de communication privilégié pour la sortie d’un film. Bref voilà la notre, contrairement aux autres versions disponibles en ligne, notre version est sous titrée en anglais, évidemment cela sera très utile à nos visiteurs vu la quantité d’anglophones qui fréquente notre incontournable blog…
Autre actualité intéressante, l’affiche ! Le brief était assez simple de notre côté : de la classe ! Cette affiche est donc pour ne pas nous déplaire, sobre, élégante, bien finie, elle a tout pour (nous/vous) plaire.
Bon et bien la prochaine étape c’est donc la sortie, dans un peu plus d’un mois, inutile de dire que la pression monte légèrement, une sortie, quoi qu’on en dise, décide de beaucoup de choses dans la carrière d’un réalisateur. Nous attendons donc la notre dans un mélange de sérénité et de panique bien dissimulée. On verra si le film passe à la postérité autrement que pour son format de tournage, et si ce n’est pas le cas, en tout cas il restera une belle affiche.
Voilà longtemps que nous n’avions pas fait de mise à jour sur ce site. Et c’est un jour à marquer d’une pierre blanche, il est temps aujourd’hui de dévoiler, et pas du tout en exclusivité, le teaser du long métrage que Pascal et moi avons tourné l’année dernière pour ceux qui auraient la mémoire plutôt courte.
Alors certes, les images ne sont plus très fraîches, au moins 5 jours, et on sait que 5 jours à l’échelle du web, c’est une éternité. Mais peu importe, c’est notre site après tout, et notre version aura au moins l’avantage d’être visible en haute définition et pour le coup, en exclu. Trêve de mise en condition, les images, point.
Vos réactions sont tout à fait les bienvenues, même si, bien sur, il ne s’agit que d’une mise en bouche. A bientôt donc, en vidéo, et à la prochaine, pour la bande annonce officielle qui devrait être diffusée aux alentours du 15 mai.
Ah ! A propos, pour ceux qui ne suivraient pas les « nouveaux moyens sociaux de communication modernes », le film sortira le 6 juillet en lieu et place du 15 juin.
Nous venons d’apprendre que Derrière les Murs sortira le 15 juin 2011, le film conservera aussi son titre, un temps fort discuté. Finalement nous resterons sur notre première proposition. Joie.
Ce post est aussi l’occasion de revenir sur un rapide aller retour au festival du film fantastique de Gérardmer dans les Vosges. Nos amis de la région Lorraine nous avaient fait l’honneur insigne de nous inviter à une conférence dédiée aux nouvelles technologies dans le cinéma fantastique. Vaste sujet.
C’était mercredi dernier, Pascal et moi partions pour Gérardmer, une « station de ski sans un flocon de neige » dixit une connaissance bien informée. Nous nous rendions donc là bas, le coeur et le bagage léger. Dans le train du festival, nous croisons quelques membres du jury, Alexandre Aja, Clovis Cornillac et Fred Cavayé entre autres. Du beau monde en somme. Mais perdus dans nos pensées et parfaitement inconscients de ce qui nous attend, nous passons l’essentiel du voyage à disserter à disserter sur les mérites du sandwich Lenôtre généreusement fourni par l’organisation.
Toutefois, au fur et à mesure de notre voyage vers l’est, un doute nous étreint. On dirait bien qu’il fait froid. A peine couvert, nous nous regardons Pascal et moi. Non, cela ne se peut pas, on nous l’a pourtant dit. Descente du train. Agitation. Voyage en voiture. Et constatation stupéfiée.
Oups... Il a neigé...
Bon, après tout la neige c’est joli… Sitôt acceptée cette situation blanche et froide, nous nous dirigeons vers l’espace lac ou est projeté, en guise d’ouverture du festival, un film oubliable au titre tout aussi convenu, « Devil ». S’en suit un repas de gala plutôt détendu où nous échangeons quelques vues passionnés sur le cinéma en général avec Julien Maury et Alexandre Bustillo, les réalisateurs d’ A l’intérieur.
Le lendemain, c’est le « grand jour », notre intervention en tant que conférencier. La salle est vaste, gigantesque même, 40 places. L’horaire propice à la bousculade et aux empoignades, 10h30. Surtout nous débattions en même temps que la projection d’un film en compétition. Le résultat ne se fait donc pas attendre.
Une ambiance de cours d'histoire à 8h du matin.
Bref nous ne fûmes pas emmerdés par le monde.
Un débat passionné et passionnant. L'image comprend toutefois une erreur, la trouverez vous ?
Toutefois je triche un peu, une vingtaine de personnes étaient présentes. Et les rares participants semblaient enthousiastes et passionnés par nos paroles émérites, cela est toutefois bien normal quand on connait nos qualités reconnues d’orateurs. Au premier rang, je remarquais un Jean Pierre Putters endormi, sans doute déjà gagné par la force de nos arguments. Au bout de deux heures de ce traitement, nous conclûmes sur la pertinence de nos choix techniques dans l’indifférence d’une assistance déjà tournée vers la problématique insoluble du déjeuner.
L’après midi après une petite virée au bord des pistes de ski ou Pascal nous laissait admirer la qualité de son expression corporelle, nous nous dirigions vers la conférence de l’après midi consacrée à la censure.
Pascal, visiblement content.
La conférence était plus fréquentée, l’horaire post déjeuner, l’absence de projection synchrone, le sujet polémique et la présence des deux réalisateurs d’ A l’intérieur, jouèrent à plein dans le succès relatif de ce petit symposium. Bien entendu tout le monde était contre la censure honteuse de notre pays opprimé. Nous participâmes un poil, bien calés au premier rang. Rapidement, à court d’arguments, le débat finissait pour la plus grande satisfaction de tous.
Le soir même nous assistions à la projection du film Mirages. Pour la première fois depuis mes 6 ans, je plaçais mon manteau sous mon derrière pour essayer de voir le film, coincés que nous étions derrière des rugbymen locaux, le tout dans une salle de bal reconvertie pour l’occasion en salle de cinéma incommode… Le lendemain, il était déjà temps de rentrer…
Bref, un voyage sympathique. Nous remercions d’ailleurs Marie Alix Fourquenay de la commission du film de la région Lorraine, pour son accueil enthousiaste et énergique. Nous reviendrons, c’est sûr.
Bonjour à nos fidèles, et tout d’abord bonne année à tous, après tout nous sommes encore au mois de janvier et il serait dommage de ne pas respecter les traditions. Chose faite.
Et bien voilà. Après plusieurs mois de dur labeur pour tous les intervenants techniques de Derrière les Murs, la post production du film touche à sa fin. La dernière étape, le mixage, a pris fin le jeudi 6 janvier.
Le mixage. L’étape oubliée de la post production. Personne n’en parle jamais ; les making of passent généralement sous silence (facile) cette étape finale qui façonne pourtant un film en profondeur.
On a l’habitude, assez dévoyée je le concède, de dire que le son d’un film c’est 50% de l’expérience cinématographique. Comment alors expliquer que son étape la plus jouissive reste si obscure. Car il est véritablement exaltant d’élaborer le son du film, de jouer sur le niveau de tel ou tel élément : musique, dialogue ou encore bruitage. D’y ajouter un effet de résonance, de volume, etc. Plaisir de béotien sans doute pour Pascal et moi tant l’étape nous était mystérieuse et fantasmée. Tout au long du montage son, nous avions pris l’habitude de dire « On verra au mix », et bien nous avons vu.
L'équipe, en train de visionner une bobine avec nos seyantes lunettes 3D... De Gauche à droite, Gaël, moi même, Pascal et Steven.
Steven Ghouti, le mixeur était derrière la console, secondé courageusement par le monteur son Gaël Nicolas. Les locaux de SIS à la Garenne Colombes furent les témoins de ces séances studieuses où Steven et Gaël nous faisaient écouter leurs propositions. Car c’était le jeu et la méthode que nous avions adoptés, les laisser défricher, proposer, puis rebondir sur leur vision avec le recul de ceux qui n’ont pas assisté à toute l’élaboration. Du coup le tout s’est fait en bonne intelligence et dans une ambiance plaisante et amicale comme il se faut.
La console de mixage
Je ne résiste pas à l’envie de dévoiler quelques photos de l’équipe « au travail ». Dommage toutefois que personne n’ait pensé à immortaliser l’étape du bruitage qui consiste à bruiter chacun des éléments du film pour la future bande son internationale et pour pallier aux carences du son direct. Un bruiteur et son assistant s’agitent devant un écran pour reproduire le moindre son provenant du film : pas, bruits de porte, mais aussi « présences des acteurs » (le froissement léger des vêtements…), etc. Bref, un boulot rarement mis en avant, exécuté par des artisans pointus et géniaux.
Mais aussi une étape à hurler de rire.
Voir s’agiter le bruiteur avec des chaussures de femme et une robe à la main pour simuler le froissement des vêtements est une vision à laquelle un esprit peu préparé peut difficilement résister. Ce fut le cas de Pascal, obligé de quitter le studio pendant quelques minutes lors d’une de nos visites.
Au final, depuis le 15 août jusqu’à aujourd’hui, nous avons supervisé la post production de ce premier long métrage qui nous fuyait depuis la fin de nos aventures « court-métragesques ». Et bien c’est terminé. Il ne nous reste plus qu’à nous confronter au jugement de la critique et du public à une date qui semble devoir être située en Juin. Et de penser à la suite aussi.
On vous tiendra au courant.
La station de Gaël au montage son chez SIS. Déjà du passé.
…et Skopje, c’est en Macédoine, un pays charmant de l’ex Yougoslavie. Ici les gens parlent bien evidemment anglais couramment, les bus ont le wifi et il y’a même un McDonald’s.
Skopje. Ville de lumière. Surtout en hiver...
Attention par contre à ne pas abuser de la bonté des locaux, il reste encore interdit d’amener une kalachnikov au commissariat central de la ville comme l’indiquent de petits stickers. Gageons qu’avec l’entrée future dans l’UE, ces dernières restrictions à la liberté totale disparaîtront enfin.
Faut pas déconner quand même...
Ce qu’ils ont aussi ces braves gens, ce sont des musiciens, et de bons en plus. Pour des raisons évidentes, nous avons donc fait le déplacement pour enregistrer la musique de Derrière les Murs du mercredi 24 au samedi 27 Novembre. Au programme, 4 sessions d’enregistrement de 3h chacune. Au « casting », la section corde complète du philharmonique local. Nous avions décidé avec notre compositeur David Reyes de partir sur une orchestration très corde. Ce fut fait. 40 musiciens nous attendaient là bas, encadrés par une équipe française (http://www.fames-project.com) qui a monté sur place un véritable orchestre dédié, à coût raisonnable, à la musique de film. Le tout dans les locaux sur-dimensionnés de la radio télévision, datant de l’époque communiste, parfaitement surréalistes. Les couloirs interminables semblent être restés bloqués en 1978, et des employés taciturnes et mutiques errent sans but apparent dans ce dédale orwellien.
Pascal, découvrant la modernité des installations.
Mais revenons à la musique. Bien sur, il est assez inutile de gloser sur la différence qu’il peut exister entre une maquette et ses nappes synthétiques et un véritable orchestre. Malgré toute notre « expérience » de court métragiste, c’est la première fois que Pascal et moi même avons la chance d’enregistrer de la musique en live. Du coup cette différence fondamentale nous saute bien aux yeux et aux oreilles. Evidemment l’orchestre c’est la vie. Maintenant passé ce moment flatteur pour les tympans, il va falloir intégrer tout ça au mixage, et surtout que la musique prenne sa place dans la narration. Ce qui fonctionne en maquette devrait normalement marcher mais ce n’est que la semaine prochaine que nous le saurons vraiment. Encore une étape de plus vers la complétion du film et l’aboutissement de presque 4 ans de travail… Ouch.
L'orchestre au travail. Quand même.
Nous avons profité de notre présence pour filmer quelques dizaines de minutes de l’enregistrement en nous substituant à notre réalisateur Making of, qui, pour des raisons, une fois de plus, évidentes de coût, n’a pas fait le déplacement. Du coup vous pourrez profiter de ces quelques images dans un futur module dédié j’espère.
La post production du film Derrière les Murs se poursuit. Après la fin du montage, nous sommes maintenant occupés depuis près d’un mois avec le montage son et l’étalonnage. Enfin, occupés… Pas autant que les techniciens qui s’occupent la journée durant de ces tâches de la plus haute importance.
Et il faut dire que cela change de voir son film en pleine résolution sur un écran de qualité et de le voir se transformer au fil des masques dynamiques, des patates et des changements de teinte apposés par Richard Deusy, l’étalonneur. Des petites touches, qui apportent énormément en terme esthétique. Certes on pinaillera que ce sont des détails en comparaison du grand tout, mais dans le cinéma, les détails comptent.
Richard Deusy devant sa console chez Quinta à Boulogne.
Et au rayon des choses importantes, cela fait aussi bien d’entendre son film d’une autre manière. Exit les effets sonores provisoires auxquels on s’était plus ou moins habitué au montage… Le son c’est après tout 50% du film. Gaël Nicolas (et son assistant Arnaud Julien) travaille donc sans relâche à rendre ce film audible, à créer ses propres sons puis à les poser sur nos images. Un gros boulot. Probablement un des plus importants. Après lui Steven Ghouti, le mixeur, prendra le relais et donnera une sonorité juste aux effets de notre ami Gaël.
Notre monteur son travaille d’ailleurs main dans la main avec notre compositeur, David Reyes, qui va bientôt s’envoler (en notre compagnie nous espérons) pour la Macédoine où 45 musiciens l’attendent pour deux jours d’enregistrement d’un score que nous aimons beaucoup. Il nous tarde d’y être. Malheureusement cet enregistrement qui a lieu dans dix jours nous privera des rencontres franco allemandes et de la conférence sur le relief à laquelle nous devions participer, mais priorité au film, les soirées de gala attendront.
Nous vous donneront quelques nouvelles à cette occasion en tout cas.
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